Soleil d’automne

Au petit jour, les premiers rayons du soleil inondent le canal, donnant à l’eau encore endormie de légers reflets dorés. De vieilles dames donnent du pain aux canards…. Enfin surtout aux pigeons. Des papas, des mamans accompagnent leurs enfants à l’école, le long des quais toute la ville s’affole !

Puis le temps s’engourdit, près de l’Hôtel du Nord, noir et blanc, cinémascope, sur la passerelle deux fantômes immobiles apparaissent, Arlety et Louis Jouvet rejouent leurs atmosphères sans raccord. C’est un parfum de Paris d’avant guerre qui nous caresse jolie inconnue. Viens, suivons les quais, nous arrivons aux squares, les amoureux se dévorent des yeux et se bécotent sur les bancs publics. La République sur sa place est prête pour la bagarre, heureusement ses enfants croient toujours en des jours heureux et radieux. Lentement nous arrivons à la Bastille, il se fait tard, à l’opéra on jour le Lac des Cygnes, sur sa colonne le Génie veille et scintille de mille feux… Viens belle inconnue, prend donc mon bras, la nuit tombe sur le canal Saint Martin, allons jouer Paris Canaille ! 

A.

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