Un frais soleil d’automne se lève,
Là-haut sur la falaise
Une femme nue immobile,
Assise sur un calvaire,
Contemple la scène.
La mer s’est retirée si loin,
Jusqu’au-delà de l’horizon,
Désertant la grande plage.
Une chorale de femmes de vêtues de noir,
Les pieds nus sur le sable,
Entonne une funeste oraison.
C’est le chant de l’océan
Qui tourmente les âmes damnées en enfer,
De ceux qui périrent, ici, naguère.
Une magnifique créature
Enveloppée d’un voile blanc,
Danse face au cadavre décomposé d’un homme
Qui tient en laisse un albatros.
Une folle désarticulée
frappe sa tête sur des blocs de granit noirs,
Elle se relève et sourit,
De ses lèvres violacées
Elle distribue au vent ses baisers…
A.