Le couvercle de la nuit est percé par des milliers de petits points,
Il y a de la lumière de l’autre côté ;
Des géants vivent là, ils se reposent de nos étoiles la journée et bercent de feux follets nos nuits,
Regarde bien, à cette heure-ci tu peux les voir au travers.
Prend ma main,
Viens marchons,
Volons même,
Nous le pouvons !
Assieds-toi là, sur les toits de Paris, clairsemés de cuivre verdâtre,
Le vert de tes yeux en est plus pétillant encore,
Tes cils me sourient,
Tu es belle, tellement.
Le fleuve de lucioles rougit de bonheur sous nos pieds, écoutes leurs ronronnements,
Ils se déplacent à l’unisson….
Viens, on s’en va,
Juste là,
Sur le sein blanc de la nuit, elle est belle,
Moins que toi biensur.
Pose-toi contre mon torse,
Oublie-toi dans mes bras,
Ta poitrine brille de douceur, respire.
Je t’aime !
La rosée épousera bientôt notre nid,
Blottit toi contre moi, sens la détermination de mes mouvements,
L’arrogance de cette perle de sueur qui apparait sur nos corps,
Plonge toi dans le miroir de mon regard.
Tu es belle, la lune fait pâle figure et les étoiles clignotent de jalousie…
Sens la puissance de mon corps qui crève d’envie,
Respire mes muscles qui boivent ta douceur,
Siffle cette répétition sur un air parfait…
Je t’aime,
Garde moi,
Tu m’aimes
C’est beau
C’est nous…
A.