Minuit (Lecteurs avertis)

Minuit,
L’heure où les anges deviennent diables.
Tu me fais boire le plus doux des venins,
Celui qui brûle mes lèvres et met mon corps en émoi,
Celui qui m’envahit, me consume.
Je ne peux résister à cette folle ivresse,
L’élixir d’amour me monte à la tête :
Je savoure cette sensation absolue.
Nos regards se croisent, nos corps se frôlent,
Et tes mains si douces,
Progressent, me dévoilent, me déshabillent…
On s’enlace, on s’embrasse,
Les draps se froissent dans l’élan d’étreintes animales,
La raison me quitte.
Je sens la chaleur intense,
De mes sens qui s’émoustillent,
Et la saveur, l’arôme des épices en suspens.
Tu es ma Muse et tu m’as fais peintre inspiré ;
Ma langue brûlante te façonne en corps de Manet.
Mon ardeur torride, tes caresses polissonnes,
Nous mènent un peu plus à l’extase.
J’entends ta voix haletante,
Nos souffles synchronisés.
Je pense à mes rêves indécents de bouches fiévreuses,
De cambrure, de cous mordillés, d’orgies félines.
Encore mouillés de jouissance,
D’envies humides,
De jambes entrelacés,
Toujours s’enhardissent nos corps brûlants,
La passion s’accroît, voilà bientôt les portes du 7, 8, 9, 10ème ciel….
La magie fantasque se décuple et explose,
Je succombe à tous nos désirs fous,
Je suis à toi, en toi.
Enfin nos peaux se conjuguent au plus que parfait,
Nos cris résonnent et laissent place,
A un silence des plus profonds.
Doucement j’ouvre les yeux, mais rien….
Tu n’es plus là….
Ce fut encore une nuit fantasmée…

A.

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